LE COUTEAU SUISSE 

Vous le trouverez derrière son bureau, caché sous une pile de dossiers qui ne diminue pas au fil des jours. Cette personne est aussi compétente que motivée. Elle est dotée d’un esprit de loyauté sans faille pour l’organisation qui l’emploie. Elle connaît l’organisation sur le bout des doigts : ses rouages, ses clivages, ses dysfonctionnements et s’en accommode au quotidien.Sur la scène de la gestion des interlocuteurs, elle est la chorégraphe qui règle les retards, les oublis et les états d’âme. Son esprit d’initiative, sa débrouillardise et sa maîtrise des outils ou des process internes en font une virtuose de la dernière minute, du client stratégique au dossier sensible.

QUANT UN COUTEAU MAL ENTRETENU OU SOLLICITÉ À OUTRANCE PRÉSENTE RAPIDEMENT DES SIGNES D’USURE…

Les tâches successives engendrent une surcharge mentale. Tout comme la pluralité de compétences mobilisées dans un espace temps raccourci. Se développe alors le sentiment de ne rien faire de qualitatif au long d’une journée « saucissonnée » en tranches de plus en plus fines. A l’hyper sollicitation, même les signes de valorisation et de reconnaissance n’ont plus d’effets salutaires. Les journées s’allongent hors du temps de travail afin de clore les tâches inachevées. La porosité entre la sphère privée et professionnelle renvoie le droit à la déconnexion aux confins de l’oubli. Le pompier de service éteint les incendies sur tous les fronts mais en plein déni, se brûle de l’intérieur, au grand dam de son entourage aussi médusé qu’impuissant.

MAIS PARFOIS, C’EST VOUS, LE « COUTEAU SUISSE »…. DE VOS CLIENTS

Prenez donc un peu de distance avec leurs demandes pressantes ! Ne répondez pas promptement, au risque de devenir captif de leurs exigences d’immédiateté ! Éduquez-les… Et ne vendez pas une vitesse de réalisation difficilement tenable.

Protégez votre « couteau suisse » de son environnement afin qu’il ne s’émousse pas et reste la fine lame sur laquelle vous pourrez toujours compter dans la durée !